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Le Sahel

"Littoral », telle est la signification en langue arabe du mot Sahel. Le Sahel tunisien désigne la plaine côtière qui s’étire entre Sousse (la «perle du Sahel ») et Mahdia. On distingue en général le Sahel littoral, avec ses plages de sable fin et ses douces lagunes (sebkhas), du Sahel intérieur, beaucoup moins peuplé, royaume aride de l’olivier.

Traditionnellement, le Sahel est une région d’échange, marquée par le commerce (Sfax) et surtout le tourisme (Sousse, Monastir). L’explosion de la fréquentation touristique a considérablement modifié la physionomie du littoral, trop souvent hérissé de complexes hôteliers. Il subsiste cependant quelques oasis ignorées des touristes. L’adorable petite ville de Mahdia, au sud, ou les îles Kerkennah, au large de Sfax, sont de paisibles refuges qui enchanteront le voyageur en quête de tranquillité. La Médina de Sfax a conservé une authenticité surprenante. Et si les bains de mer vous lassent, partez à la découverte des sites antiques qui parsèment l’arrière-pays. Près de la bourgade d’El-Jem, site de l’antique Thysdrus, se dressent les ruines d’un colossal amphithéâtre (IIIe siècle après JC), l’un des plus importants du monde romain. Autant de témoignages architecturaux qui nous rappellent que le Sahel, creuset de nombreuses civilisations, a plus à offrir que son climat agréable et ses plages de sable chaud.

Sousse

Sousse est une grande ville cosmopolite. On pourrait lui attribuer trois identités : ville balnéaire, ancienne cité islamique aux vieux remparts et zone industrielle majeure du Sahel. Ces trois facettes de la ville se complètent à merveille et font tout l’attrait de Sousse. Cité qui a survécu à l’âge d’or Aghlabide du IXe siècle, Sousse se targue aujourd’hui d’avoir les sites les plus impressionnants du pays : le Ribat, La Grande Mosquée et le Musée de la Kasbah. La Médina comprend quelques petits hôtels accueillants dotés de belles terrasses installées sur les toits pour permettre de jouir de la vue pittoresque sur la vieille cité. Seulement à 10 mn de la plage, La Médina est l’endroit idéal pour se fondre dans la vie trépidante des autochtones. On y trouve des marchés aux étals colorés, des petits commerces de produits alimentaires, les fameux souks et leur artisanat. Les balades estivales se font sur la Corniche avec une longue promenade en bord de mer. Plus au Nord se trouve la zone touristique de Hammam- Sousse et le célèbre Port El Kantaoui. Une belle marina où se concentrent les restaurants les plus chics de la région ainsi que différentes activités nocturnes telles que bars, karaoké et night-clubs.

Visites

Musée Dar Essid

Jadis demeure d'un notable de Sousse, cette maison bourgeoise du XVe siècle est ouverte aux visiteurs. La porte d'entrée s’ouvre sur un vestibule écran, destiné à préserver l'intimité des femmes qui vivaient autrefois dans la maison. Le vaste patio est richement orné de carreaux de faïences. Trois chambres ouvrent sur cette cour : deux ordinaires et une troisième, majestueuse, précédée d'un important portique à droite. Conçue comme un petit appartement, chaque chambre renferme salon (majless) et alcôves, et peut accueillir une petite famille. Derrière la maison se dresse une demeure secondaire, plus austère, qui abritait autrefois les domestiques et les serviteurs. Grimpez l'escalier en colimaçon qui mène au sommet de la tour : vous jouirez d’une vue spectaculaire sur les toits et le littoral de Sousse.

Musée El Kobba

Essentiellement dédié à l'artisanat tunisien, ce musée expose broderies, tissages et poteries de la région. On peut y admirer la reconstitution de scènes traditionnelles du Sahel. Le musée s’est installé dans une construction surmontée d’un dôme bâtie au Xe siècle.

Ribat

Au nord-ouest de la Grande Mosquée. Ouvert tlj sauf ve 8h-19h en été et 8h30-17h30 en hiver

Erigée à la fin du VIIIe siècle, cette petite forteresse est le monument musulman le plus ancien de Sousse. Sa tour-vigie (le nador), qui domine les vieux toits de la Médina, a été ajoutée à l’édifice par les Aghlabites en 821. Elle offre un beau point de vue sur la cour intérieure de la Grande Mosquée, sur la mer et sur l’ensemble de la ville. Passé l’étroit porche d’entrée, vous accéderez à un vestibule voûté ouvrant sur la salle des gardes et sur une cour à portiques bordée de cellules. C’est là que vivaient les Mourabitins, ces moines-soldats chargés de défendre la forteresse et les civils en temps de guerre. Une salle de prière occupe l’aile sud de l’étage. En cas de crise, les ribats de la côte (notamment ceux de Sousse et Monastir) communiquaient par échange de signaux lumineux.

Grande Mosquée

Près de l’entrée principale de la Médina. Ouverte tlj 8h-13h

Massive, surmontée de deux grosses tours rondes mais dépourvue de véritable minaret, la Grande Mosquée évoque davantage une forteresse qu’un édifice religieux. Et pour cause. Fondée en 851 sur le site d’une ancienne kasbah, elle remplissait une double fonction religieuse et militaire. Des catapultes installées au sommet des tours repoussaient les assaillants menaçant le port et l’arsenal. Seul le patio bordé de galeries voûtées est accessible aux non musulmans. Il est cependant possible d’apercevoir la belle salle de prière, tout en arcs, piliers et chapiteaux ornés, par les portes ouvertes.

Musée archéologique

Avenue du Maréchal-Tito. Ouvert tlj sauf lu 8h-12h et 16h-19h en haute saison, 9h-12h le reste de l’année.

Réparti entre un bâtiment moderne et la citadelle de la casbah, c’est le deuxième musée de Tunisie après celui du Bardo. Il abrite une superbe collection de mosaïques romaines. Exposées dans une succession de belles galeries, ces mosaïques délicates et inspirées témoignent de l’important rayonnement artistique de Sousse et de sa région dans l’Antiquité. La plupart des motifs sont inspirés par la mer et la mythologie : Toilette de Venus, Dieu Océan, la méduse, l'enlèvement de Ganymède, scènes nilotiques… A ne manquer : Le triomphe de Bacchus (IIIe siècle après JC), la pièce la plus connue du musée. Outre les mosaïques, vous pourrez admirer de nombreux vases, statues ainsi que du mobilier funéraire découvert dans les tombeaux puniques. Concluez votre visite par une promenade sur le chemin de ronde de la casbah – l’escalier part de la cour - : la vue sur la ville est saisissante.

Visites dans les environs : village Ken

Murs passés à la chaux, lourdes portes en bois, fenêtres en fer forgé… A 30 km de Sousse, le village Ken évoque irrésistiblement les vieilles demeures traditionnelles du Sud tunisien. Un couple d'architectes décorateurs a créé cet espace afin d’y réunir tous les métiers d'art de la Tunisie. Le visiteur déambule dans un labyrinthe de studios, d'appartements, d'ateliers et de show-rooms, où se trouve exposé le meilleur de l’artisanat tunisien, ancien ou moderne. Peintures, sculptures, poteries, céramiques et jolis meubles en bois sont très appréciés du public. Mention spéciale à la superbe collection d'habits traditionnels et de tissus. Les artistes, tunisiens ou étrangers, ont même la possibilité d'exécuter leurs travaux sur place grâce aux moyens mis à leur disposition.

Hôtels

Restaurants

Bars

Shopping

Mahdia

Perché sur un promontoire rocheux, Mahdia vit au rythme de son port de pêche, le premier port sardinier de Tunisie. L’histoire de Mahdia est étroitement liée à la dynastie des Fatimides, dont elle fut la capitale pendant 50 ans. Aujourd’hui paisible et discrète, la ville dissimule en ses murs un bref passé de gloire et de fureur. Elle doit son nom à son fondateur, Obaid Allah, dit El-Mahdi (le sauveur). L’intrépide calife élut le promontoire pour y faire construire la nouvelle cité (916) après avoir appris de ses astrologues que le lion, symbole de force et de puissance, dominait le site.

Epargnée par le tourisme de masse malgré la proximité de Monastir - à 50 km au sud – et de Sousse – à 60 km au sud-est -, Mahdia a su préserver son identité. Passée l’imposante porte Skiffa-el Kala, les ruelles étroites de la vieille médina offrent de charmantes possibilités de balades. Vous serez bercé tout au long de votre flânerie par le cliquetis des métiers à tisser : les vêtements de mariage taillés, cousus et brodés ici sont réputés à travers tout le pays. Les deux baies qui bordent la ville lui ont valu le surnom de « cité-aux-Deux-Croissants ». Au nord-ouest s’étire la plage de Salakta, sable doux et mer bleu lagon, qui compte parmi les plus belles plages du pays.

Itinéraire de visite

Comptez environ quatre heures à pied. Nous vous conseillons de faire le tour de la presqu'île en commençant par le vieux village surplombant la mer dont la route pompeusement appelée Boulevard Cap Africa vu sa sympathique étroitesse, conduit au Cimetière Marin et au Borj El Kebir. De là vous continuez la même route, toujours à travers le cimetière, vers la Grande Mosquée que vous trouvez à votre droite. Ne soyez pas surpris par son aspect «neuf » : elle fut reconstruite selon le plan exact de 1961 à 1965. De la Grande Mosquée, prenez la rue Obaîd Allah El Mehdi. Arrêtez-vous dans la boutique de Si Arous où vous observerez des tissages de soie. Vous passerez ensuite devant une autre très belle mosquée, la Mosquée Mustapha Hamza. Cette même rue vous amènera au Dar El Himma et à la Skiffa El Kahla (juste à côté se trouve l'Office du Tourisme). En sortant du porche obscur à droite, vous trouverez la mer et sa promenade qui vous ramène directement à la zone touristique des hôtels, à environ deux kilomètres.

Visites

Borj El Kebir

Edifié à la fin du XVIe siècle, ce fort quadrangulaire se dota de bastions d'angle et d’embrasures deux siècles plus tard. Grimpez tout en haut des escaliers pour admirer la vue sur le cimetière, cerné des vestiges de l'ancienne enceinte maritime. A votre droite le nouveau port, d'où vous aurez peut-être la chance de voir partir les chalutiers... La pêche à la sardine et au maquereau se pratique la nuit. A l'entrée du fort, remarquez l'inscription (1595) au nom du fondateur turc, Abou Abdallah Mohamed Pacha.

Boutique Si Arous

Si vous êtes intéressé par le travail du tissage de la soie, qui se pratique à Mahdia depuis l’époque des Fatimides, pénétrez dans la boutique de Karim Arous. Vous pourrez y observer des tisserands travaillant les soies de couleurs sur des métiers à tisser activés par quatre ou huit pédales, selon la méthode Jacquard... En face, des femmes habiles brodent les fils d'or sur la soie. La dextérité et la vitesse de ces artisans vous surprendront. Le costume traditionnel mahdois est sans conteste l'un des plus riches de Tunisie : taillé dans de la soie de couleur vive, rehaussé de broderies en fils d'or et de bijoux précieux, c’est un régal pour les yeux.

La Grande Mosquée

Edifiée entre 916 et 921, la Grande Mosquée fut fidèlement reconstruite selon les plans d’origine dans les années 70. La Grande Mosquée primitive possédait deux murs communs avec le rempart maritime et fut érigée sur une plate-forme artificielle gagnée sur la mer. En 1016, elle fut le théâtre d’un épisode tragique, le massacre de la population chiite. Le porche triomphal de la Mosquée était réservé au Mehdi (fondateur de la ville) et à sa cour, les deux portes latérales aux simples sujets. La salle de prière est conçue sur le même plan que celle de la Grande Mosquée de Kairouan.

Place du Caire

La paisible place du Caire est sans doute l'endroit le plus pittoresque de Mahdia. Une placette où s'étirent paresseusement un café, protégé par l’épaisse frondaison d'arbres centenaires, et de petites boutiques d’artisans joliment décorées. Le café est très animé les soirs d'été : narguilé et musique arabe à volonté.

Monastir

C’est à Monastir qu’atterrissent la plupart des vols en provenance d’Europe, et l’activité de la ville semble toute entière dédiée à l’industrie du tourisme. Etrange destin que celui de ce petit port de pêche, devenu en l’espace de 20 ans l’un des principaux centres touristiques du pays. Monastir doit son expansion accélérée à son fils le plus célèbre, le président Habib Bourguiba (1903-2000). Sous la houlette du héros de l’indépendance tunisienne, la ville est entrée en trombe dans l’ère de la modernité. Avenues larges et rectilignes, bâtiments impeccables… Arrosée de millions de dinars, la ville a gagné en propreté et en fonctionnalité ce qu’elle a perdu en charme et en exotisme. Entre complexes hôteliers et studios de cinéma subsistent quelques vestiges des siècles passés. Bâti au VIIIe siècle, le beau ribat couleur sable vaut le détour. Selon une croyance ancienne, celui qui y tenait garnison 3 jours d’affilée verrait s’ouvrir devant lui les portes du paradis… Depuis le sommet de la tour-vigie, vue panoramique sur la ville, la route de la corniche et la très belle plage. Juste à côté du ribat, la Grande Mosquée (IXe-XIe siècle), d’assez petite taille, dresse son minaret carré. Les monuments à la gloire de Bourguiba jalonnent le paysage : luxueuse mosquée Bourguiba, avec ses portes en teck sculpté et ses colonnes de marbre rose ; statue de Bourguiba enfant sur la place centrale de la ville ; imposant mausolée Bourguiba, où reposent l’ancien président et sa femme… Pour l’édification du mausolée, en 1963, le président exigea que l’on rase la moitié de la vieille ville et une partie des remparts !

Monastir n’a pas le charme de Djerba, le riche passé de Kairouan ou l’authenticité de Mahdia mais elle ne mérite pas non plus d’être diabolisée. Ses infrastructures confortables et ses belles plages en font une destination détente appréciable, même si ce n’est pas là-bas que vous prendrez le pouls véritable du pays.

Hôtel

Sfax

Avec 400 000 habitants, Sfax est la deuxième ville du pays. C’est une métropole active et industrieuse où les voyageurs ne font souvent qu’une rapide escale sur la route du sud. Les Sfaxiens sont réputés à travers toute la Tunisie pour leur sens du commerce et leur ardeur au travail.

Pourtant, la cité mérite davantage qu’un bref coup d’œil. Derrière ses remparts crénelés (IXe siècle), modernité et traditions ancestrales cohabitent harmonieusement. Du côté de la modernité, le port – le premier de Tunisie – d’où partent les bateaux chargés d’huile d’olive et de phosphate, l’université – l’une des meilleures du pays – et les nombreuses usines qui cernent la ville.

Investi dans une course effrénée à l’industrialisation, Sfax a pourtant su préserver ses traditions. La cité est l’un des plus grands centres de fabrication de bijoux avec Tunis. Elle s’enorgueillit de beaux monuments historiques, comme la grande mosquée ou le musée Dar Jellouli. Les ruelles grouillantes de sa belle médina, étonnamment intacte, ont servi de décor au tournage du Patient anglais. Enfin, le coût de la vie à Sfax est meilleur marché que partout ailleurs en Tunisie. Les gourmets se régaleront dans les bons restaurants de la ville – ils sont nombreux – à des prix tout doux.

Visites

La Médina

Souks

Entre la grande mosquée et les remparts nord

Les souks de Sfax, vierges de touristes, sont parmi les plus captivants du pays. En déambulant dans les ruelles étroites, vous pourrez observer les différents corps de métier en pleine action : rue des teinturiers, des cordonniers, des étoffes, fondouk des forgerons, pittoresque marché aux poissons… Les effluves violents et exotiques du souk des épices et parfums tourneront la tête des plus aguerris. Les souks de Sfax, qui s’adressent essentiellement à une clientèle tunisienne, proposent une marchandise de qualité à des prix très raisonnables. C’est l’endroit idéal pour faire des affaires : objets en bois, cuirs, broderies… Vous aurez l’embarras du choix. Concluez votre échappée en dégustant un thé à la menthe au Diwan, un café maure installé dans l’une des tours des remparts, le borj el Rasas. Vous le trouverez facilement : il est situé à 300 m de Bab el diwan, la porte sud de la Médina.

Grande mosquée

Au centre de la Médina

Fondée par les Aghlabites au IXe siècle, la grande mosquée est contemporaine des remparts. Elle a été reconstruite (XIe siècle) puis agrandie au XVIIIe siècle. Elle est fermée aux non musulmans. Son minaret, qui se compose de 3 tours superposés, est une réplique du minaret de la mosquée de Kairouan. Il est considéré comme l’un des plus beaux minarets de Tunisie.

Kasbah

Place de la Kasbah. Ouvert tlj 9h30-16h30

A l’origine une petite forteresse, qui s’est agrandie en Kasbah au fil des siècles. Elle occupe l’angle sud-ouest des remparts. On y trouve un petit musée d’architecture traditionnelle, avec des reconstitutions d’éléments architecturaux typiques : dallages, voûtes, murs… Des panneaux pédagogiques dissèquent l’architecture d’édifices religieux et publics, comme les mosquées, les fondouks ou les hammams. Depuis le toit, très jolie vue sur la Médina et les remparts ocre.

Musée Dar Jellouli

Rue Sidi-Ali-Ennouri. Ouvert tlj sauf lu 9h30-16h30

Installé sans une belle demeure du XVIIe siècle, c’est le musée des Arts et Traditions populaires de la ville. Murs tapissés de faïence, boiseries sculptées, fenêtres encadrées de grès rouge forment un superbe écrin aux pièces exposées : costumes traditionnels, coffres à vêtements, ustensiles ménagers, châles, bijoux… La salle d’apparat du rez-de-chaussée est superbe. Au premier étage, portez une attention toute particulière aux skhab d’ambre et d’argent (des « bijoux qui parfument »).

La ville moderne

Construite selon un plan en damier, la ville moderne s’étend entre la Médina et le port. Elle ne présente guère d’intérêt. Peu de bâtiments de style colonial ont survécu aux bombardements de 1943. Une exception : le bel édifice à l’angle de l’avenue Bourguiba et de la rue Patrice-Lumumba, qui vaut le coup d’œil. Epicentre de la ville nouvelle, la place Hedi-Chaker, dominée par la coupole immaculée de l’hôtel de ville. Ce dernier abrite un musée archéologique très instructif, où sont exposées de belles mosaïques exhumées dans les sites archéologiques de la région.

Dans les environs : Iles Kerkennah

A 20 km à l’est au large de Sfax. Comptez 1h de trajet. Embarcadère : dans la ville nouvelle, au bout de la rue Mohamed-Hedi-Khaficha, près de l’office de tourisme. Des cars-ferries font la navette plusieurs fois par jour.

Un charmant archipel, dont le rythme de vie paisible contraste avec la frénésie de Sfax. Les Kerkennah regroupent 2 îles principales, Gharbi et el-Chergui, ainsi qu’une multitude de petits îlots. Battues par les vents, elles offrent un paysage de sols sablonneux semés de palmiers et d’olivier. L’inaltérable gentillesse des habitants n’est pas le moindre de leurs charmes. Les Kerkenniens tirent principalement leurs ressources de la mer : cueillette des éponges, pêche au mulet, au mérou, à la daurade… et surtout pêche aux poulpes, la spécialité locale. L’animal est piégé dans une poterie creuse – la gargoulette – ou pêché au trident sur le rivage. La gastronomie locale met à l’honneur le savoureux mollusque - salade de poulpes, tchitch aux poulpes -, ainsi que de mémorables plats de poissons fraîchement pêchés. Si vous le désirez, vous pourrez embarquer sur une felouque en compagnie d’un pêcheur. Il y a peu à faire aux Kerkennah, si ce n’est se laisser bercer par l’extrême poésie du site. Ne manquez pas de grimper au borj el Hissar (un fortin en ruines). De là-haut, vous jouirez d’un magnifique panorama sur le chapelet d’îles. C’est sur l’île de Gharbi , près de Sidi Frej, que vous trouverez le plus facilement à vous loger. Le Grand Hôtel est proche de Remla, la plus jolie plage de l’archipel.

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